-Quels sont les traitements

 

 

médicamenteux ?

 

Après lecture de mon «coffret» je retourne voir mon neurologue bien décidée à prendre les

devants sur une éventuelle évolution de la maladie.

 

 

1Celui-ci me propose un traitement de fond appelé «interférons» qui possède des

 

propriétés anti-inflammatoires et antivirales.

 

Ce traitement est injecté par voie sous cutanée ou en intramusculaire selon les produits .

 

Les effets indésirables sont nombreux et différents selon les patients:

-Syndrome pseudo-grippal après injection

-Réaction cutanée au niveau du site d'injection

 

Ces symptômes peuvent être atténués par la prise de médicaments appropriés.

 

 

 

 

 

 

 

Il existe aujourd'hui de nombreux autres traitements sous formes diverses:

 

Les traitements

  • directement lors d'une poussée. Dans ce cas, il s'agit généralement de bolus de corticoïdes. Ce traitement médicamenteux a pour but de diminuer l'intensité et la durée des symptômes en réduisant la durée de la réaction inflammatoire. 

  • pour atténuer les symptômes associés à la maladie (douleur, raideur, fatigue, dépression, troubles urinaires ou sexuels, faiblesse musculaire, troubles cognitifs...). Ces traitements ont pour objectif de réduire la gêne quotidienne et ainsi d'améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de SEP. La prise en charge des symptômes peut être médicamenteuse ou para-clinique (kinésithérapie, orthophonie, psychothérapie, ...).

  • sur l'évolution de la maladie en diminuant la fréquence des poussées et en retardant la progression du handicap. Ces traitements médicamenteux sont pris dès le début de la maladie et sur une période de plusieurs années. Ce sont les traitements de fond. Ils sont principalement destinés aux formes rémittentes ou secondairement progressives avec poussées surajoutées. Ils agissent sur le système immunitaire pour limiter l'inflammation. Ils sont soit sous forme injectable soit sous forme de comprimés.

Les traitements injectables dans la SEP sont de 2 types :

Ceux donnés en 1ère intention, c'est à dire chez les patients débutant une sclérose en plaques ou ayant eu une première atteinte inflammatoire du système nerveux central. Il s'agit des interférons Béta (Avonex®, Bétaféron®, Rebif® et Extavia®) et l'acétate de glatiramère (Copaxone®). Ils permettent une réduction de la 3fréquence des poussées d'environ 30%, une réduction de l'activité IRM et pour certains, un ralentissement de la progression du handicap. La tolérance aux interférons est bonne avec parfois des signes pseudo-grippaux après les injections (fièvre, frissons, courbatures, céphalées...) lors des premières semaines. L'injection est soit intramusculaire soit sous cutanée, la fréquence est variable (quotidienne à 1 fois/semaine). L'acétate de glatiramère s'injecte quotidiennement en sous cutanée. Sa tolérance est bonne avec parfois une irritation au point d'injection et très rarement une sensation de malaise de quelques secondes immédiatement après une injection.

  1. ceux réservés aux formes très inflammatoires (agressives) de la sclérose en plaques ou pour les personnes chez lesquelles les interférons se sont avérés sans efficacité car ils ont des effets secondaires importants (atteinte de la fertilité, baisse des globules blancs, cancer...) . Il s'agit du Tysabri® (Natalizumab) et de Elsep® (Mitoxantrone).

Le Tysabri® a une réelle efficacité sur la réduction du taux annuel de poussée, l'évolution du handicap, une réduction significative du nombre de lésions visibles à l'IRM et un impact bénéfique sur la qualité de vie des patients. Il est administré en perfusion mensuelle uniquement en milieu hospitalier. Le principal effet secondaire est le risque de leuco-encéphalopathie multi focale progressive (LEMP - démyélinisation du système nerveux provoquée par la réactivation du virus JC).

Elsep® entraîne une réduction de 70% de l'activité clinique (fréquence des poussées, progression du handicap) et une diminution de 80% de l'activité IRM (taux annuel de nouvelles lésions repérées après injection de produit de contraste). Elle est administrée par perfusion intraveineuse de façon mensuelle pendant 6 mois en milieu hospitalier. Le principal effet secondaire est un dysfonctionnement cardiaque.4

Les traitements de la SEP par voie orale sont au nombre de 3 :

  1. Tectidéra® (diméthyle fumarate). Il est proposé en début de maladie et est plutôt bien toléré, avec quelques troubles gastro-intestinaux (nausées et ballonnements) et des bouffées de chaleur s’atténuant avec le temps. Il entraîne une réduction de la fréquence des poussées de 53%, une diminution du risque de progression du handicap et une réduction du nombre de nouvelles lésions actives visibles à l’IRM. 

  2. Aubagio® (tériflunomide). Il diminue la fréquence des poussées, le risque de progression du handicap, l'apparition de nouvelles lésions et ralentit l'atrophie du cerveau. Les effets indésirables sont des troubles digestifs (diarrhées), une augmentation des enzymes hépatiques, une diminution de la densité des cheveux (épaisseur et taille du cheveu amincies). Il peut être donné dès le début de la maladie.

  3. Gylénia® (Fingolimod). Ce traitement est réservé aux formes agressives de la maladie. Il présente des effets indésirables graves en particulier sur le plan cardiaque.

 

 

 

 

 

 

Mon expérience personnelle :

 

Je prends les interférons en injections sous-cutanées tous les 2 jours, mon corps s'affaiblit,

j'ai un état grippal sévère après chaque injections, je suis épuisée dès le réveil, je ne me

sens plus maître de mon corps.

 

Les effets secondaires influent sur mon caractère et sur ma vie sociale (moins efficace au

travail, plus irritable...).

Je décide donc après 1 an de traitement de tout arrêter, on me propose d'autres

traitements que je refuse et contre l'avis de mon neurologue je fais le choix de me «laisser

porter» sans savoir quoi changer dans (mon hygiène de) ma vie pour aller mieux….

 

Je me pose donc des questions:

L'alimentation qui est censée nous redonner des nutriments, les forces nécessaires pour

garder notre corps en santé est-elle la source de nos maux?

On ne m'a jamais demandé ce que je mangeais et je ne me suis moi même jamais

demandé si cela me convenait.

 

J'ai grandit avec en tête qu'il est important de «bien manger» (sous entendu en grande

quantité) pour bien grandir, qu'il faut toujours finir son assiette et ne jamais sauter de

repas (c'est à dire 4 par jour…..bah oui on va quand même pas sauter le goûter!!!!).

Je décide donc de me pauser et d'écouter mon corps, avant et après, chaque repas.

Je constate que je mange parce que «c'est l'heure» et non parce que j'ai faim.

Je constate aussi qu'après mes repas j'ai mal au ventre, je suis ballonnée et que je suis

fatiguée durant la digestion.

Cela me fait un électrochoc, je mange sans même regarder ni la qualité ni la quantité de

ce que j'ingère.

La digestion me fatigue et me prend plus d'énergie que ce que le repas ne m'apporte.

Il va donc me falloir revoir mon alimentation et mon rapport à la nourriture. Cela ne sera

pas simple puisqu'il y a derrière le repas toute une symbolique familiale et toute une

éducation.

 

 

 

 

III.Peut-on se soigner autrement?

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La naturopathie m'ouvre le champs des possibles :

 

Mon travail devient trop pénible pour mon corps je décide donc d'y mettre un terme et de

me recentrer sur moi, sur ma vie.

Je découvre par le biais de rencontres qu'il existe une médecine holistique qui s’appelle : la

naturopathie.

Ce qui m'interpelle c'est qu'en naturopathie on travaille sur l'humain dans sa globalité!

Cela me parle car lorsque l'on est atteint d'une maladie les thérapeutes ne voient souvent

que cette pathologie et non «l'Etre»… Vous êtes un malade…. La maladie vous représente…

 

Ce qui n'est pas le cas en naturopathie «vous êtes une personne avec son histoire, ses

croyances, son hygiène de vie, ses pathologies….»

Enfin je suis en phase avec une façon de penser je me lance donc dans l’apprentissage de

cette médecine.

 

 

 

 

IV.Qu'est-ce que la naturopathie?

 

 

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé:
«la Naturopathie est un ensemble de méthodes de soins visant à renforcer les défenses de l'organisme par des moyens considérés comme naturels et biologiques».

Selon le Larousse Médical (édition 2007) :
«la Naturopathie est un ensemble de pratiques visant à aider l’organisme à guérir de lui-même, par des moyens exclusivement naturels. Elle repose sur une théorie selon laquelle la force vitale de l’organisme permet à celui-ci de défendre et de guérir spontanément. Elle consiste donc à renforcer les réactions de défense de l’organisme par diverses mesures d’hygiène (diététique, jeûne, musculation, relaxation, massages, thermalisme, thalassothérapie, etc.) aidées par les seuls agents naturels (plantes, eaux, soleil, air pur, etc.), un traitement médical ne devant intervenir qu’en cas d’urgence.»

Définition de la naturopathie 7L'origine du mot « naturopathie » vient de deux mots anglais "nature" et

"path" qui signifient « le chemin de la Nature » ou la « voie de la Nature ». Cette appellation

de « naturopathy » a été enregistrée pour la première fois aux USA en 1902.Bien des

définitions ont été données, et pour faire simple, la Naturopathie est tout bonnement l’art de

rester en bonne santé, d’être à nouveau acteur et responsable de sa santé et de prendre soin

de soi par des moyens naturels. Cette médecine ancestrale de bon sens propose ainsi un

ensemble de méthodes naturelles de santé pour optimiser son capital vital.

 

Au-delà des définitions qui caractérisent la Naturopathie, il s’agit de retenir que cette pratique est l’une des voies qui mènent à la santé et au mieux-être en complémentarité des autres.

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