J'ai pas mal étudié le message inconscient des maladies (notamment avec les études du professeur SOULIER) et j'ai trouvé cela très intéressant, mais aussi très perturbant.

En effet quand vous comprenez que vous vous provoquez vous même certaines pathologies c'est très déroutant...

Pour certaines maladies auto-immunes il est évoqué le fait de lutter contre son "moi profond", d'où une immunité défaillante qui luttre contre ses propres défenses.....

Une fois cela compris on adhère, ou non à cette théorie. Mais lorsqu'on évoque cette probabilité d'un message inconscient (le mal a dit), un facteur psychologique à un malade les choses sont beaucoup plus compliquées.

Il est parfois très difficile d'entendre par exemple: "Je pense que vous avez ces problèmes digestifs car vous n'avez pas digéré cette situation dans votre vie" "Ces problèmes de douleurs dans les jambes sont peut être liées au fait que vous n'arrivez plus à avancer,vous projeter dans le futur....".

Pour en avoir discuté avec de nombreuses personnes atteintes d'une maladie (et non pas des malades!!!! N'oublions pas qu'on ne résume pas quelqu'un à sa maladie!) peu étaient prêts à entendre la théorie du psy- qui n'explique en rien leurs douleurs, leurs symptômes....(d'après eux).

Dès qu'on évoque cette hypothèse nombreux sont ceux qui se mettent carrément en colère, (j'ai eu le cas pour un psoriasis sévère, les questions sur le stress ont commencé à mettre le patient en colère et le fait qu'une histoire familiale très douloureuse ait pu être sous-entendu l'a complètement fermé... Il était complètement hermétique au fait que sa peau puisse lui délivrer un message. J'ai donc axé la consultation sur l'alimentation car il n'était simplement pas prêt (il faut savoir respecter cela).

Il est important d'être à l'écoute du patient et peut être se poser les questions sur le facteur psychologique uniquement lorsque le patient est prêt à l'entendre et prêt à faire une introspection personnelle. Car fouiller dans les blessures du passé n'est pas anodin, surtout lorsqu'elles sont bien enfouies. Car si la maladie se déclare c'est que se sont des choses que nous n'avons pas réglé , il faut être conscient de ça et avancer doucement au rythme du patient afin de ne pas le culpabiliser, le blesser ou le braquer.